TV MAGAZINE. – Pourquoi avez-vous décidé de participer à «Mariés au premier regard» ?
Antonin. – Pour trouver l’amour. Je me suis lancé dans cette expérience en me disant que c’était une bonne alternative pour rencontrer la bonne personne. J’ai toujours fait de mauvais choix, donc je me suis dit que si la science et les experts pouvaient me présenter quelqu’un compatible sur le papier, ça pouvait être une très bonne solution. J’ai fait confiance aux critères de compatibilité. Le concept me paraissait très intéressant même si le côté caméra me plaisait moins.
Laury. – Moi aussi, pour trouver l’amour. Je m’étais inscrite il y a trois ans. La première année, il n’y avait pas de compatibilité. On m’a recontactée ensuite, et en 2024, j’ai repassé les ateliers. On m’a annoncé que je me marierais en 2025. Le fait de passer par un mariage était important pour moi. C’est un engagement réel, qui implique aussi mes proches. Je me suis dit que la personne en face serait sincère et investie. Ça m’a rassurée. Je voulais quelqu’un avec les mêmes valeurs, les mêmes attentes, quelqu’un avec qui construire un avenir serein.
Quels sont les points critères de compatibilité ?
Laury. – Les ateliers durent des semaines, voire des mois. Il y a plusieurs parties, plusieurs thèmes. On aborde aussi les critères physiques, on écoute des voix. Les questions portent sur tout : le quotidien, le travail, la personnalité. Par exemple, si on est leader ou suiveur, ordonné ou désordonné. Certaines sont très personnelles. Au début, c’est déstabilisant, mais c’est logique : ils vont en profondeur pour comprendre qui on est vraiment et trouver quelqu’un qui nous correspond.
Antonin. – Et cette compatibilité, on la retrouve dans notre couple. C’est évident. Au quotidien, c’est naturel. Nous sommes complémentaires, nous mangeons la même chose. Ça a été naturel tout de suite. On n’a pas eu l’impression de se rencontrer, mais de se retrouver. C’est ça qui est assez fou.

Le jour de votre mariage à Gibraltar, avez-vous eu un moment de doute ?
Antonin. – Aucun. Je me rappelle parfaitement quand je me suis retourné et que j’ai vu Laury. Je n’avais pas forcément d’attente mais j’ai pris une claque monumentale. Je l’ai vue et ça m’a transpercé. Parce que déjà, physiquement, je la trouvais extrêmement belle, mais au-delà de ça, toute l’énergie qui ressortait de cette rencontre, c’était fou. On s’est pris les mains et là, il y a eu une connexion incroyable. Et son père a dit : “Vous êtes vraiment chanceux”. Après ça, nous n’écoutions même plus le maître de cérémonie. Je demandais souvent de répéter parce que j’étais dans ma bulle.
Laury. – Je n’ai pas eu de doute non plus. Les seules questions que je m’étais posées par rapport au mariage c’était : “J’espère que je vais tomber face à quelqu’un de sincère, qui le fait comme moi, dans une intention de se marier réellement et pas de lâcher à la première difficulté”. C’était surtout concernant la sincérité de la personne et le fait de potentiellement vouloir passer à la télé parce qu’on sait que chaque année, il y a des loupés.
Appréhendiez-vous la présence des caméras ?
Antonin. – J’étais effrayé. La rencontre a fait qu’il y a vraiment eu cette bulle et, au-delà de ça, il y a le professionnalisme des équipes et le respect qu’ils ont eu qui étaient super. Je ne les ai pas du tout sentis une seule fois.
Laury. – De mon côté, j’appréhendais mais comme je suis le programme depuis des années, je savais plus ou moins comment ça se passait. Mais ce n’est jamais pareil quand on le vit vraiment. On a toujours peur de l’image qu’on renvoie. Ça s’est fait naturellement parce qu’on s’est retrouvés face à des personnes qui ont été extrêmement bienveillantes et très respectueuses. C’est toute la beauté de cette expérience : on rencontre des gens qui s’investissent vraiment dans l’humain.
«Mariés au premier regard» fait partie des programmes qui font le plus réagir sur les réseaux sociaux. Avez-vous été préparés à cette soudaine médiatisation ?
Antonin. – C’est vrai que les équipes de l’émission nous ont mis en garde en nous disant : “Les gens ne vont pas forcément être très gentils, vous allez recevoir plein de commentaires…” Et ce qui est fou, c’est qu’on reçoit des vagues d’amour et de bonheur qui sont incroyables. La plupart des messages sont gentils et touchants. On a été tellement sincères et nous-mêmes que c’est aussi pour que ça s’est bien passé pour nous. 99% des gens qui nous écrivent sont adorables.
Laury. – On savait qu’on allait être critiqués. Je sais que je ne peux pas plaire à tout le monde. Je suis dans une compagnie aérienne, donc non seulement il y a les réseaux sociaux, mais il y a aussi toute la compagnie qui va critiquer derrière. Mais je me suis dit : “Je m’en fous”. On l’a fait pour nous, pas fait pour les autres. Ce que j’ai beaucoup appréhendé, ce sont les critiques de nos proches même si globalement, ça s’est plutôt bien passé.

Maintenant que l’émission touche à sa fin, quels sont vos projets tous les deux ?
Laury. – Le projet en cours, c’est changer de nom et tout mettre en commun. Je vais prendre le nom de famille d’Antonin. À Gibraltar, nous avons signé un vrai contrat de mariage, nous devons même le déclarer aux impôts l’année prochaine ! On a parlé du remariage. J’ai encore mes grands-parents, mes oncles et tantes et quand ils ont appris par téléphone que je m’étais mariée à Gibraltar, ma grand-mère était déçue de ne pas être là. Elle m’a dit : “Mais vous allez vous remarier quand même !”. On sent que c’est important pour nos proches.
Antonin. – Et c’est vrai que depuis quelque temps, on parle de rassembler tous nos proches mais nous ne savons pas encore qui, quand ni comment. Est-ce qu’on fait les grands-parents, est-ce qu’on fait une cérémonie ? La logistique temporelle et financière est énorme parce qu’il y a plein de gens qu’on aimerait inviter.
Avez-vous parlé de peut-être faire des enfants tous les deux ?
Antonin. – Oui, nous nous en sommes parlé quand même assez rapidement dans la mesure où nous nous sommes quand même engagés dans une relation durable. Et évidemment, si on n’a pas la même vision de la famille, ça ne peut pas marcher dès le début. Et c’est sûr qu’on a cette volonté commune de fonder une famille. Après, on ne se met pas de la pression. Les choses arriveront quand elles arriveront.
Laury. – On prend le temps mais c’est vraiment un souhait que nous avons. Ça fait partie des plus grands projets de notre vie. En plus, nous sommes d’accord sur le nombre d’enfants que nous voulons. Il est sûr de lui, en veut deux. Moi, j’en ai toujours voulu deux maximum. Bien sûr, on verra le temps que ça prend et comment ça se passe mais idéalement, on en voudrait deux. Si on en a un, déjà, ce serait formidable.